Festival de Cannes 2021 #11

Allez, un petit dernier article pour la route, histoire d’offrir un bilan à ce festival.

Hier, le palmarès a été annoncé au cours d’une cérémonie de clôture pour une fois plutôt bidonnante.

Si vous avez loupé la retransmission sur Canal+, je vous fais le débrief’ :

Les journalistes ont eu un problème de micro un peu relou / Oliver Stone parle très bien français, mais préfère parler anglais quand même / Si vous regardez qui monte les marches, vous pouvez deviner quel film va recevoir un prix / Sharon Stone était là genre « le cinéma c’est toute ma life », mais en fait n’avait vu aucun film de la sélection / Du coup, on sait déjà que Sharon Stone est venue pour remettre un prix / Pierre Niney a cassé son porte monnaie en laque à cheveux / Quelqu’un a renversé plusieurs pots de peinture sur le smoking de Spike Lee / Doria Tillier a vanné superbement son ex avant de lui envoyer un bisou / Spike Lee a spoilé en deux minutes le nom du gagnant de la palme d’or / Le jury a poussé un hurlement d’effroi / Tahar Rahim n’a plus jamais voulu quitter les genoux de Spike Lee afin de l’empêcher de dire des bêtises / Le micro de Spike Lee a été confisqué / Doria Tillier a rattrapé le coup en faisant à la fois les questions et les réponses / Le prix de l’interprétation masculine était trop surpris de gagner / Par contre, pour les exæquos de la caméra d’or, ils se sont battus pour savoir qui pourrait sortir de scène avec l’unique palme remise / Spike Lee a spoilé la mort de Dumbledore / Le jury a poussé un hurlement d’effroi / Tous les micros ont été sortis de la salle par mesure de précaution. (Non, ça c’est faux, j’vous rassure. Ils avaient encore besoin des micros.) / Certains gagnants avaient préparé de looongs discours / Leos Carax n’était pas là, ou alors il avait drôlement changé de coiffure… / Drive my car a gagné le prix du scénario (et vive Haruki Murakami !) / Doria Tillier a tenté d’expliquer comment fonctionnait les votes du jury, mais a raconté n’importe quoi / Le jury a poussé un hurlement d’effroi / Spike Lee a rigolé dans sa barbe, parce qu’y a pas que lui qui dit des conneries / Le film Un Héros a gagné le grand prix et me suis mis à faire du hula hoop de joie devant la télé / Oliver Stone a trouvé la soluce pour les exaequos : une palme pour deux personnes, c’est trop compliqué à partager. Du coup, il a tenté de garder pour lui l’artefact dû aux vainqueurs… / L’actrice de Julie en 12 chapitres était vraiment touchante / Doria Tillier a proposé à Spike Lee de se rattraper pour la palme d’or / Spike Lee a oublié que Sharon Stone était venue pour remettre le prix et s’est apprêté à le faire lui même / Le jury a poussé un hurlement d’effroi / Sharon Stone a finalement fait son entrée et a sauvé le truc / Spike Lee ne savait plus où se mettre après ça /Titane a gagné la palme d’or et le discours de Ducournau était très émouvant, tout le monde a pleuré avec elle / Doria Tillier a réalisé au moins 2534 pas en allers-retours entre Spike Lee et son propre présentoir mais finalement tout s’est très bien passé.

Et quoi d’autre ? Ah si, plus personne ne parle de la gourde.

Je ne l’aurais pas vu beaucoup sur le terrain celle-là… Je m’attendais même à en trouver une en boutique, estampillée 74ème Festival de Cannes, mais même pas.

Je vous redonne les principaux résultats du palmarès 2021, de manière plus ordonnée :

  • Palme d’or : Titane de Julia Ducournau
  • Grand prix exaequo : Un Héros de Asghar Farhadi
  • Grand prix exaequo : Compartiment n°6 de Juho Kuosmanen
  • Prix de la mise en scène : Annette de Leos Carax
  • Prix du scénario : Drive my car de Hamaguchi Ryusuke
  • Prix du jury exaequo : Memoria de Apichatpong Weerasethakul
  • Prix du jury exaequo : Le genoux d’Ahed de Nadav Lapid
  • Prix d’interprétation féminine : Renate Reinsve actrice de Julie en douze chapitres
  • Prix d’interprétation masculine : Caleb Landry Jones acteur de Nitram
  • Palme d’or d’honneur : Jodie Foster
  • Palme d’or d’honneur : Marco Bellocchio
  • Prix vulcain de l’artiste technicien : La fièvre de Petrov de Kirill Serebrennikov
  • Palme d’or du court-métrage : Tous les corbeaux du monde de Tang Yi

A mon niveau, le festival a été éprouvant, intense, merveilleux, enthousiasmant, frustrant, et je suis prêt à y retourner tout feu tout flamme. Ce n’était pas ma première édition, mais comme ça faisait longtemps, j’ai eu plaisir à réapprendre les codes locaux. Notamment au niveau ambiance sonore, j’avais oublié à quel point il y avait de la foule, des barrages et la police un peu partout. ^^ (et encore, j’ai loupé l’intervention des pompiers lors de la séance de Titane, où il y eut de joyeux évanouissements collectifs. Et la tentative de putsch face à la billetterie électronique.)

Globalement, j’ai eu la chance de ne voir aucun film déplaisant ou long, ou vraiment chiant. J’ai dû visionner huit ou neuf films en tout et j’aurais aimé en voir plus, évidemment.

J’ai testé mon premier cinéma de la plage, j’ai testé le complexe Cinéum avant son ouverture au tout public, j’ai pu faire une « vraie » montée des marches à une séance du soir ce qui est toujours sympa à vivre, je n’ai toujours pas essayé les projections à la salle du soixantième et n’ai pas pu aller aux masterclass que j’avais prévues, faute de temps, mais ce n’est que partie remise. Il me reste plein de films de la sélection officielle à aller voir dès leur sortie au cinéma, dont la fameuse palme d’or avec plein de monstres.

La suite de 2021 s’annonce trépidante. =)

Enjoy !

Retrouvez les précédentes chroniques du Festival de Cannes 2021 :

#01 Présentation du projet

#02 La cérémonie d’ouverture

#03 Annette de Leos Carax

#04 Benedetta de Paul Verhoeven

#05 Bergman Island de Mia Hansen-Løve

#06 Flag Day de Sean Penn

#07 Aline de Valérie Lemercier

#08 Un Héros de Asghar Farhadi

#09 Red Rocket de Sean Baker

#10 Belle de Mamoru Hosoda

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