L’interview-monstre n°3

13 questions

à l’auteur Béatrice Hammer

Béatrice Hammer, vous la connaissez déjà, j’ai déjà réalisé une interview monstre de son roman Une Baignoire de sang.

J’ai beaucoup aimé la lire une première fois, et lorsqu’elle m’a proposé de découvrir son dernier livre paru, Cannibale blues, j’ai un peu sauté sur l’occasion sans même savoir si j’allais y trouver un monstre.

Vous allez me dire, le titre était un bon indice. =)

Maintenant que je referme les dernières pages, je vais vous donner trois raisons d’y plonger votre nez.

Raison n° 1 : Cannibale blues est une satire sociale maniée d’une main de maître, où tous les points de vue sont exprimés au sujet du paternalisme des Blancs en Afrique noire. Les clichés y sont explorés, détournés jusqu’à vous faire rire ou vous choquer. L’un dans l’autre, tout est bon, ce bouquin vous fera réfléchir et ne laissera pas indifférent.

Raison n° 2 : Cannibale blues est un roman d’espionnage prenant. Dans cet univers où la paix est un mythe, nul ne peut conserver longtemps ses secrets. Joseph le boy l’a bien compris, puisque sous couvert d’espionner son maître, il va se faire lui-même manipuler par la Sûreté, l’ombre qui plane au-dessus de tous, Noirs ou Blancs.

Raison n° 3 : Ce roman vous fera voyager géographiquement et à travers le temps en 1985. Pour le meilleur et pour le pire… Vous serez confrontés aux massacres et aux révolutions qui ont secoué l’Afrique en cette période tourmentée.    

Au demeurant bon enfant, ce roman s’avère assez anxiogène, car Béatrice Hammer aime mettre nos personnages expatriés mal à l’aise. Ce sont à vrai dire des pigeons de premier choix, pour leur vendre de la camelote, des faux billets, ou les convaincre de pratiquer « l’awulé », une danse prétendument traditionnelle signifiant « attrape-nigaud » en dialecte local.

Tandis que nos héros francophones (Ramou le patron, la petite patronne et la terrible Madame Mère) se font malmener, vous entendrez Joseph le domestique et la belle Fortunata rire dans leur dos, lors de longues conversations au Tam-Tam noir, tout en sirotant des verres du célèbre Cannibale Blues.

Si vous cherchez un cocktail pour agrémenter vos fêtes de fin d’année… Ce bouquin peut se glisser au pied du sapin. =)

D’abord au commencement était le pitch :

« Il s’appelle Ramou. Il est français. Il a 24 ans. Plein d’enthousiasme et de naïveté, il débarque un beau matin dans un petit pays d’Afrique où il doit enseigner pendant deux ans l’économie générale à l’Institut Polytechnique.
Il s’appelle Joseph. Il va devenir son boy. Sur la colline, on murmure qu’il a trop de diplômes pour faire ce métier-là, et qu’il travaille peut-être pour la Sûreté. Ce qui est sûr, c’est qu’il a un secret…
Un portrait féroce du petit monde des expatriés, plein d’ironie et de bonne humeur. »

Pourquoi ce livre dans ma Monstrothèque ? Parce que vous y verrez le détricotage du mythe du cannibale en long, en large et en travers.

Le cannibale — tout le monde le sait — est celui qui pratique le cannibalisme ou anthropophagie, c’est-à-dire qui consomme de la viande humaine. Le cannibale est l’être maudit par excellence pour avoir osé toucher à son semblable. (C’est dans la bible, il paraît. Ça remonte à loin cette crainte d’une rencontre fortuite avec un mangeur d’hommes.)

Par extension, le cannibale correspond au « sauvage ». Celui qui n’est pas encore éduqué et qui n’a pas fait siennes les 3 068 pages du Code Pénal français.   

Notre gentil Ramou, professeur d’économie venu en Afrique pour répandre la bonne parole parmi ses étudiants, s’attendait, semble-t-il, à entrer dans un milieu primitif « en cours d’émancipation ». Il voulait apporter sa pierre à l’édifice d’une Afrique moderne et forte. Bien sûr, s’il pouvait avec un peu de nostalgie rencontrer la « vraie » Afrique authentique, il n’était pas contre non plus…

Toutefois, les seuls « sauvages » qu’il côtoie ici, ce sont les autres Occidentaux et Américains prétendument civilisés. Où sont donc passés les chasseurs d’antilopes ? Où sont passées les belles traditions d’antan ? L’univers aurait-il évolué plus vite qu’il ne le pensait ?

Breaking news : le cannibalisme n’existe plus, mais il a été remplacé par autre chose, une xénophobie et un racisme qui se dissimulent sous bien des visages, quelle que soit la couleur de la peau.

« Afrique, me voici donc parvenu en ton sein, toi que j’ai tant attendue, toi pour qui j’ai dû tout laisser, toi enfin dont je me demande si j’arriverai un jour à te connaître. »

Cannibale blues, écrit par Béatrice Hammer

Q : Bonjour Béatrice. Pour ceux qui ne te connaissent pas encore, peux-tu nous présenter ton parcours en quelques mots ?

Béatrice Hammer : Mon parcours ? Disons que j’ai toujours adoré lire, toujours rêvé de devenir écrivain… J’ai commencé par écrire des nouvelles, sans oser les montrer à part à quelques proches. Et puis, j’ai gagné un premier prix à un concours de nouvelles, j’ai rencontré le président du jury, Henri Lopes, un excellent écrivain. Il m’a encouragée, m’a dit qu’il fallait que j’écrive un roman… Ce que j’ai fait. Après l’avoir publié, j’en ai écrit un autre, puis encore un autre… et voilà ! J’ai publié 8 romans ou recueils de nouvelles en littérature pour adultes, et également  quelques ouvrages pour la jeunesse. Je ne m’en lasse pas !

Q : Ton roman Cannibale blues, paru en 2020, est une réédition. Il était déjà sorti en 1999 et avait fait partie de la sélection « Attention talent ! » des libraires de la Fnac. Qu’est-ce qui t’a donné envie de lui offrir une seconde vie ? Est-ce que tu as procédé à des modifications entre les deux versions, peut-être des réactualisations ?

Béatrice Hammer : J’ai une tendresse particulière pour ce roman, qui est le deuxième que j’ai écrit. Il a eu une vie pleine d’imprévus : j’ai d’abord cru qu’il ne paraîtrait jamais, puisque deux éditeurs successifs ont renoncé à le publier après m’avoir signé un contrat ! Finalement, un tout petit éditeur débutant l’a pris. Je m’étais résignée à ce qu’il ait une audience confidentielle… c’est alors que la sélection « Attention Talent » des libraires de la Fnac a changé sa vie ! On l’a trouvé pendant un mois en pile dans toutes les Fnac, avec ma photo, et un avis enthousiaste d’un libraire. C’est devenu, en littérature générale, celui de mes romans qui a eu le plus de succès !

Quand j’ai fait connaissance des éditions d’Avallon, un petit éditeur associatif dont la démarche m’a séduite (ils reversent l’intégralité des bénéfices aux auteurs, l’exact contraire de l’éditeur « requin » !), je leur ai proposé de republier ce livre, dont j’avais repris les droits. Ils ont été enthousiastes, et nous avons tenté l’aventure ensemble.

J’ai relu le manuscrit, et je l’ai un peu retravaillé. Par contre, je n’ai pas cherché à l’actualiser : il se déroule toujours au milieu des années 80. A l’époque, il n’y avait pas Internet, et il fallait attendre deux semaines, quand on vivait en Afrique, pour recevoir un courrier posté en France. Par contre, certains des travers des expatriés que le roman épingle sont (hélas) encore tout à fait d’actualité !

Q : Cannibale blues a été publié 14 ans après que toi-même tu sois partie vivre neuf mois au Rwanda pour y rejoindre ton compagnon. Est-ce cette expérience qui a été le déclic pour cette histoire ? Cette envie d’écrire sur le sujet est-elle apparue juste après ton voyage, ou des années plus tard ?  

Béatrice Hammer : Quand je suis arrivée en Afrique, je venais de terminer mes études, et le choc a été rude lorsque je me suis retrouvée brutalement parachutée dans une vie de femme au foyer, avec des domestiques qui m’appelaient « Madame » en fixant leurs chaussures… Cette situation, ainsi que les inégalités criantes entre le niveau de vie des habitants du pays et celui des expatriés m’ont beaucoup perturbée. Sans parler du sentiment de « supériorité » dont certains Occidentaux étaient emplis, qui m’a semblé aussi ridicule que révoltant.

C’est à ce moment-là que j’ai eu l’idée de ce roman. J’ai écrit quelques pages, où j’imaginais un boy qui n’en serait pas vraiment un, un boy qui serait bien plus intelligent que son maître, qui serait là pour accomplir une vengeance et détiendrait, dans l’ombre, le vrai pouvoir…

Dix ans plus tard, j’ai décidé d’écrire la suite !

« Mais voilà plusieurs siècles que de jeunes idéalistes allemands, français, belges, italiens, russes, chinois ou américains viennent dans ce pays pour nous aider à nous en sortir. Vous avez vu le résultat. Alors ici, on essaye une autre méthode. On s’aide nous-même. »

Cannibale blues, écrit par Béatrice Hammer

Q : Tu as choisi de donner la voix à de multiples personnages en brossant une dizaine de portraits décapants. Au centre se trouve Philippe Ramou, à qui tout le monde va s’intéresser sans vraiment en comprendre la raison. Pourquoi as-tu décidé d’en faire ton héros ?  

Béatrice Hammer : Il y a sans doute une part autobiographique dans le personnage de Ramou : Ramou, c’est moi !

Quand je suis arrivée en Afrique, sans être aussi crédule que lui, j’étais très idéaliste, pétrie de tiers-mondisme. A l’épreuve de la réalité, j’ai compris qu’il était très difficile de faire changer les choses, que sortir du cadre qui nous était imposé par des rapports sociaux établis de longue date était presque impossible, et que les Africains n’avaient sans doute pas besoin de nous. Nous sommes peu de choses face à l’histoire.

Le nom même de Ramou est à son image : naïf, un peu ridicule… et pourtant, Ramou, c’est l’anagramme d’amour !

Q : Ramou ne serait rien sans sa Juliette restée en France. Y a-t-il une vague inspiration shakespearienne à leur couple que l’on sent dès le départ plus ou moins compliqué ? Pourquoi as-tu souhaité placer un peu de romance dans cette grande fresque sociale ?

Béatrice Hammer : J’avais envie que tout ce à quoi Ramou croyait soit ébranlé, et en particulier sa foi naïve dans le grand amour. Ses hésitations face aux charmes de la Vénus africaine m’ont beaucoup amusée. Sans Juliette, ça aurait été moins drôle !

« Tu vois, j’ai pris un Cannibale Blues : champagne, curaçao et Drambuïe, avec une larme de grenadine en suspension. Goûte-moi ça.

Et délicatement, la Vénus africaine lape une gorgée de Cannibale Blues qu’elle reverse soigneusement entre mes lèvres. »

Cannibale blues, écrit par Béatrice Hammer

Q : Joseph et Fortunata forment l’autre grand duo romantique de ton histoire : le domestique agent secret et la femme fatale détective. As-tu souhaité en faire des antihéros, comme un écho au couple Ramou-Juliette ?

Béatrice Hammer : Pour moi, Fortunata est la vraie héroïne du livre, celle qui prend le pouvoir, y compris sur le narrateur. Si Joseph est plus intelligent que Ramou et le domine, Fortunata est, elle, bien plus intelligente que Joseph ! Elle l’amène exactement là où elle veut, après avoir découvert son secret. Mais, contrairement à Joseph dont le but est la vengeance et la destruction, ce qui meut Fortunata, c’est l’amour.

Et pour l’anecdote, non contente de mener Joseph par le bout du nez, Fortunata a pris aussi le pouvoir sur moi ! Je ne lui avais pas prévu une place aussi importante dans mon roman. Elle s’est imposée à moi dans l’écriture, et j’ai adoré voir ce personnage de femme libre envahir mon texte.

Q : Il y a quelque chose d’incroyable dans ton roman… C’est qu’il aurait pu être accompagné d’un livre de recettes, tellement il y a de descriptions de plats ! Tout y passe, de la gastronomie française aux mets traditionnels locaux. Le titre, Cannibale Blues, est d’ailleurs le nom d’un cocktail alcoolisé. Et la plupart des confidences de nos personnages sont dopées au cognac. Quel usage secret as-tu voulu faire de toute cette fresque alimentaire ?  

Béatrice Hammer : Bonne idée, le livre de recettes ! C’est vrai que la gourmandise est l’un des petits pêchés mignons de Ramou ; c’est donc l’un des canaux par lesquels Joseph le manipule, en surfant sur ses faiblesses. Là aussi, j’avoue qu’il y a une part d’autobiographie ! Comme Ramou, je suis gourmande, et il m’est très difficile de résister à un bon petit plat…

Q : En écrivant ce roman, tu as relevé le défi de te confronter aux clichés sociétaux, y compris ceux résultant du racisme et du colonialisme. Composer sur le sujet sans blesser personne, cela a dû être un sacré pari. Comment as-tu abordé cette difficulté ? Cela t’a-t-il paru facile ou as-tu pris des précautions particulières ?     

Béatrice Hammer : En racontant l’histoire d’un Africain bien plus intelligent qu’un Occidental, il me semblait que je ne prenais pas un gros risque, par rapport à des soupçons de racisme ou de néocolonialisme. Pourtant, comme il y a beaucoup d’humour et de second degré dans mon roman, je crois que certains lecteurs ont pu avoir des doutes… C’est le problème des comédies, mais tant pis, j’assume ! C’est trop important de pouvoir rire.

« Seul petit point de déception : je m’attendais à ce que les habitants de ce pays soient habillés de vêtements chatoyants, multicolores et jouent du tam-tam à chaque coin de rue. Il n’en est rien : ils portent des tee-shirts, des pantalons à pattes d’éléphant, et écoutent de la musique américaine. C’est à peine si certaines femmes nouent un tissu autour de leurs hanches. »

Cannibale blues, écrit par Béatrice Hammer

Q : Parfois dans Cannibale blues, tu verses dans les codes de l’horreur en glissant quelques les images effrayantes… Limaces et araignées énormes, asticots qui vous rentrent par les pieds et qui finissent par vous bouffer le foie (la fameuse bilharziose), mais aussi main de bébé singe coupée ou yeux d’antilopes gobés… Est-ce une intention parodique ou as-tu voulu dépeindre l’Afrique comme une terre sauvage, malgré tout ?

Béatrice Hammer : en fait, lorsque j’écris, je ne pense absolument pas aux codes, qu’il s’agisse de romance, d’horreur ou autre… Je n’aime pas rentrer dans une case (sans mauvais jeu de mot !). Il me semble qu’un bon bouquin échappe aux codes, tu ne crois pas ?

Q : Cannibale blues est un roman d’espionnage bien loin des univers anglais à la James Bond. Tu m’as expliqué qu’un équivalent à la Sûreté existait véritablement en Afrique. As-tu mené une enquête là-dessus pour glisser des détails précis ou t’es-tu librement inspirée du concept ? (Béatrice, en fait, c’est toi l’agent secret derrière ce récit !)  

Béatrice Hammer : Argh, tu m’as démasquée !

Sans rire, à l’époque, le Rwanda était une dictature. La Sûreté existait pour de vrai. Si on voulait parler politique avec un Rwandais, il fallait être seul avec lui – il ne parlait jamais si un autre Rwandais était présent. Et il n’acceptait de parler qu’en voiture, en mettant la radio en fond sonore !

Une amie française, qui avait une liaison avec un Rwandais, a eu accès à son propre dossier. Elle y a découvert des détails sur sa vie privée que seul son boy avait pu rapporter… De ce point de vue, je n’ai rien inventé !

« Moi, dans la cuisine, je préparais mon fameux gâteau au chocolat, celui qui vous console d’avoir laissé passer toutes les occasions du monde, l’antidote universel contre les regrets, la lâcheté et les pieux mensonges. »

Cannibale blues, écrit par Béatrice Hammer

Q : Le secret de Joseph est au cœur de tout et les révélations finales éclairent le lecteur sur tout ce qui se complote depuis le début. Cependant et malgré tout, Joseph se comporte d’une manière extrêmement neutre tout au long du récit, ne donnant que peu d’indices sur ses intentions. Dans ce monde où l’on se divise en raison de sa couleur de peau, tes personnages ne sont ni tout blanc ni tout noir, mais élaborés en nuances de gris. C’est parce que tu n’aimes pas concevoir des personnages vraiment méchants ou à l’inverse vraiment gentils ?

Béatrice Hammer : C’est vrai que j’aime beaucoup l’ambivalence et la complexité des personnages. Ainsi Ramou, ridicule et naïf, est capable de faire preuve d’un vrai courage, à un moment crucial. Joseph, de son côté, cache un cœur sensible sous son ironie permanente. Nous sommes tous beaucoup plus complexes qu’on ne pourrait le croire…

Q : Quels monstrueux projets nous réserves-tu pour l’avenir ? Tu as des salons littéraires en vue, malgré la période Covid ? Un futur roman ou autre en préparation ?

Béatrice Hammer : J’ai plusieurs manuscrits en cours, à différents stades. Mais c’est vrai que la période est un peu déprimante : tous les salons et rencontres qui étaient prévus ont été annulés, et on se demande quand il sera possible à nouveau de rencontrer des lecteurs. Les éditeurs ne sont pas non plus en pleine forme, ce qui ne donne pas très envie de leur envoyer des manuscrits dans l’immédiat…

Par contre, dans ce contexte un peu morose, on dirait que Cannibale Blues va encore me surprendre. Depuis le début du mois de décembre, sa version numérique figure dans les meilleures ventes sur le site de Kobo ! Je ne sais pas combien de temps ça va durer, mais c’est aussi inattendu qu’agréable. Je serais vraiment ravie que ce roman ait une vraie nouvelle vie !

Q : Et pour finir, l’affreuse question, encore ! Si tu devais choisir un deuxième livre ou film à placer sur une étagère de la Monstrothèque, lequel et pourquoi ? (À ce rythme, je vais te consacrer un rayonnage spécial =) )    

Béatrice Hammer : Avec plaisir un rayonnage ! Cette fois, je te propose d’y déposer le film de Joseph Losey, The servant. J’y ai pensé au moment d’écrire Cannibale Blues, il met en scène un domestique qui, comme Joseph, est celui qui détient réellement le pouvoir. Une bonne illustration du paradoxe du maître et de l’esclave !

Un grand merci à Béatrice Hammer, pour sa participation !

L’ouvrage Cannibale blues, fraîchement sorti en juin 2020 est disponible un peu partout. Vous avez sur le site web des éditions d’Avallon diverses méthodes pour vous le procurer en format papier ou ebook.

Le roman pèse 251 pages. Il s’agit d’un one shoot s’inscrivant dans le genre littérature générale / espionnage / satire sociale option « mais pas que ». Avec plein de second degré à l’intérieur.  

Si vous souhaitez découvrir Béatrice Hammer, ses marques de chaussettes préférées, tous ses projets secrets pour conquérir le monde, voici sa carte de visite :

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