Reims Polar 2022 #03 – Entre la vie et la mort de Giordano Gederlini

Au moment où j’écris ces lignes, le festival REIMS POLAR est officiellement ouvert depuis deux minutes et il est temps de projeter le tout premier film d’ouverture, faisant partie également de la compétition officielle.

Entre la vie et la mort de Giordano Gerderlini

Avant cela, l’équipe du film vient nous faire un petit coucou.

Le réalisateur/scénariste se nomme Giordano Gederlini. Retenez bien son nom, parce qu’il est probable qu’à l’avenir, on en réentende parler. Il nous explique que le film de ce soir est son deuxième film seulement. Un petit coup d’œil rapide sur internet et je peux vous dire que vingt années le sépare de son premier. Plus fort que Leos Carax.

Giordano Gederlini nous explique en substance que son film a été tourné de manière décontractée, pour le plaisir du partage avec les spectateurs, alors que la pandémie sévissait. Il est content de faire partie de la compétition, mais ne se met pas la rate au court-bouillon. Bon état d’esprit, le gars.

L’actrice principale, Marine Vacth (Ma part du gâteau), est présente aussi mais elle semble assez intimidée et n’a pas grand chose à ajouter, si ce n’est merci d’être venu et bonne soirée.

L’acteur principal, Antonio de la Torre (La Isla Minima, El Reino, Que dios nos perdone…), en tournage au bout du monde, s’est fendu d’un petit message sympathique en vidéo à destination de tous. Il a l’air plutôt cool ce monsieur.

Vient le moment de la projection.

De quoi ça parle ?

Je vous raconte les deux premières séquences : sur une plage, un homme se tire une balle dans la tête. Mais en fait non. Mais en fait oui. Non. Oui. Non. PAN !

Puis, un gamin se jette sous un métro à Bruxelles. (Lui, il fait pas semblant d’hésiter.)

Une enquête de police fraichement diligentée cherche à comprendre pourquoi ce gamin s’est suicidé, alors qu’il venait à peine de ressortir d’un braquage.

Pourquoi voir ce film ?

Les polars se composent de deux grosses catégories : les films à suspense (Le héros va-t-il échapper à son destin ?) et les films à mystères. (Mais… Pourquoi ? Qui ? Comment ? Oh !). Certains films se ballottent d’un pied sur l’autre entre mystères et suspense, mais l’un des deux procédés se montre souvent prédominant.

Entre la vie et la mort est un film à mystères (mais avec du suspense par moment), donc je ne peux point trop vous en révéler, sauf vous dire que le scénario est foutrement bien écrit. Les rebondissements tombaient pile pour relancer l’attention, et certains d’entre eux pouvaient difficilement être prévisibles.

On pourrait lui reprocher peut-être d’en faire trop parfois. L’excès est l’ennemi du bien. Mais vraiment, pour moi, ça a été.

Deuxième point fort de ce film et non des moindres : une putain (oui je suis grossier quand je suis content) de belle photographie. C’était beau. Vraiment.

Comme quoi on peut avoir un bon scénar ET un film esthétiquement prenant.

Et troisième point fort, les scènes d’action sont réussies. Le film répond à toutes les caractéristiques du genre, ambiance pesante, violence, personnages peu bavards, thématique braquage/flics/justice, et de bonnes scènes d’action qui sont réfléchies, qui pétaradent dans tous les sens et limite on a l’impression de se prendre des coups nous-mêmes dans la tronche.

J’vous le dis, le REIMS POLAR commence sur un film très fort, je ne serai pas surpris qu’il soit primé, au moins en prix du public.

Il est annoncé pour fin juin dans les salles. =)

A bientôt pour le deuxième film de la compétition !

Retrouvez les précédentes chroniques du Reims Polar 2022 :

#01 Retour en festival

#02 Cérémonie d’ouverture

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