Livre et Film : Minority Report

D’après la nouvelle de Philip K. Dick et le film réalisé par Steven Spielberg 

LES PRECOGS : MUTANTS POUVANT PRÉDIRE LE FUTUR

À l’heure de la pandémie mondiale où nous tâtonnons tous pour savoir qui va survivre, quel remède sera le plus efficace, et combien de mois pour finir les paquets de pâtes accumulés, en voilà un qui nous serait bien pratique. Le précog peut visualiser le futur proche, particulièrement si ce dernier est tragique. Mieux : il vous prévient, vous permettant de changer l’avenir.

En 1956, Philip K. Dick les a décrits en créatures difformes et dépourvues de toute conscience humaine.

En 2002, Steven Spielberg les a transformés en justiciers altruistes.  

Qui sont-ils ? Ou plutôt que sont-ils ?  

Retour sur un monstre devenu un classique de la science-fiction. 

– Rapport minoritaire, la nouvelle de Philip K. Dick

Oui, le titre en français ne claque pas trois cerises, j’en conviens. Mais il revient aux sources de ce qu’aime écrire monsieur Dick : des histoires de la vie ordinaire des gens… dans le futur.

C’est une spécificité propre à cet auteur. Dick conçoit des dystopies tout en tournant autour du pot. Les mondes créés ne sont que des décors au service de ses personnages. Peu importe que l’intrigue se déroule sur Terre ou sur une autre planète. Au cœur de ses récits, toujours : le quotidien et ses aléas tragiques.

On lui doit, entre autres :

  • Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques devenu au cinéma Blade Runner,
  • Le temps désarticulé, devenu The Truman Show
  • Souvenirs à vendre, devenu Total Recall 
  • Le voyage gelé, devenu Passengers

L’influence de Philip K. Dick perdure encore aujourd’hui dans des œuvres comme Ghost in the Shell, Eternal Sunshine of the Spotless Mind, Inception

Pourtant, toute sa vie, Dick a été l’allégorie de l’écrivain « maudit ». Boudé par les éditeurs, il scribouillait compulsivement ses romans et recueils de nouvelles (jusqu’à six par an !), les publiant à la va-vite là où l’on voulait bien de lui, le plus souvent dans des revues. Cinq mariages… Misère, drogue, paranoïa, dépression… Rien ne l’a épargné. Ce n’est qu’après sa mort (jeune) qu’il est devenu une référence cultissime dans le domaine de la science-fiction. Il n’a même pas connu la gloire de son vivant, le pauvre homme.   

Ainsi : un robot souffrant de vague à l’âme ? Un extraterrestre qui en chie pour trouver un emploi ? Une famille de clones partant pour trois semaines en vacances ? C’est de cela dont il avait besoin de causer, sans doute pour exorciser ses propres tourments.

En l’occurrence, Rapport minoritaire raconte les tribulations d’un fonctionnaire malheureux. Persuadé que sa femme couche avec un de ses collègues, cherchant à sauver son poste dans son service alors qu’il est temps pour lui d’aller vers la sortie, luttant pour ses fesses plutôt que pour la survie d’un système.

Glop. Si vous n’avez pas le moral, lisez cette nouvelle avec un chat sur vos genoux et un verre de vin blanc à côté et ça passera quand même. Il n’y a qu’une cinquantaine de pages à feuilleter, c’est court, ça avance vite.

Notre fonctionnaire Anderton donc — ainsi est son nom — est responsable en chef du centre Précrime, destiné à arrêter les criminels avant qu’ils n’exécutent leurs crimes.

Les précogs, au nombre de trois, sont exploités de manière industrielle afin de produire des rapports contenant l’identité de la victime présumée et de son vil assassin. Comme chaque précog perçoit l’avenir différemment, leur regroupement sous forme de trio permet d’obtenir à chaque fois au moins deux rapports majoritaires et un rapport minoritaire. (Quand il n’y a pas trois rapports majoritaires tout court, vous me suivez.)

Les malfaiteurs potentiels sont ensuite coffrés avant de commettre ladite infraction et lobotomisés dans une prison avant-gardiste qui ne donne pas vraiment envie d’y être confiné. Peut-on condamner quelqu’un pour un délit d’intention ? La réponse est clairement oui, dans ce récit en tout cas, c’est le principe.

Grâce à ce système, youplaboum, joie fantastique : il n’existe plus aucune criminalité.

Puisqu’il s’agit de vous parler des précogs et de leur évolution dans l’imaginaire, voici comment Philip K. Dick se les représentait.

« Dans la pénombre baragouinaient trois idiots dont les moindres émissions vocales, si incohérentes et aléatoires qu’elles soient, étaient analysées, parées, réorganisées sous forme de symboles visuels transcrites sur cartes perforées classiques et vers différents canaux codés. Et toute la journée les idiots jacassaient, emprisonnés dans des fauteuils à haut dossier qui les contraignaient à se tenir bien droits, fermement maintenus par des cerclages métalliques, des masses de câbles et des grappins. Sur le plan physique, on subvenait automatiquement à tous leurs besoins. Quant aux exigences spirituelles, ils en étaient dépourvus. Véritables légumes, ils se contentaient de bredouiller, de sommeiller — l’existence réduite à sa plus simple expression. Ils étaient dotés d’un esprit primitif, confus, perdu dans les ombres. Mais ce n’étaient pas les ombres du présent. Car, avec leur tête aux proportions anormales et leurs corps au contraire tout ratatinés, ces trois créatures bafouillantes et gauches voyaient bel et bien l’avenir. Ce que les machines analytiques enregistraient, c’étaient des prophéties, et quand les trois idiots précogs parlaient, elles écoutaient attentivement. »

Rapport minoritaire de Philip K. Dick

Oui, je vous ai prévenu, ça ne transpire pas l’allégresse.

Un autre extrait :

« C’était donc le mutant du milieu. Il le connaissait bien, celui-là. Nain et difforme, il était prisonnier de sa nasse de câbles et de circuits depuis quinze ans. Le mutant ne leva pas la tête à son approche. Les yeux vitreux, le regard vide, il contemplait un monde qui n’existait pas encore et restait aveugle à la réalité qui l’entourait. “Jerry” avait vingt-quatre ans. À l’origine, il avait été classé Idiot hydrocéphale, mais quand il avait atteint six ans, les testeurs psi avaient décelé chez lui un talent précog enfoui sous un amas de tissus lésés. On l’avait placé dans une institution gouvernementale où son don latent avait été cultivé. Dès neuf ans, Jerry possédait un talent exploitable. Mais il n’était jamais sorti du chaos brut de l’idiotie. Sa faculté précog croissante avait absorbé la totalité de sa personnalité. »

Rapport minoritaire de Philip K. Dick

Le portrait est brossé. Précisons encore qu’Anderton, le narrateur, les appelle à longueur de temps « les singes ». En référence évidemment à des singes de laboratoire exploités par l’homme, mais également aux trois singes de la sagesse (Entretiens de Confucius) : l’aveugle, le sourd et le muet — « Ne pas voir le Mal, ne pas entendre le Mal, ne pas dire le Mal. ».

Dans la nouvelle de Philip K. Dick, alors qu’il fait visiter les locaux de Précrime à son futur successeur, le fonctionnaire Anderton va être accusé de préméditer un crime. Problème : il ne connaît pas du tout la personne qu’il est censé occire.

Anderton va donc tenter d’échapper à son destin, au système, à la police, et pire : à sa femme.

Bon, petit avis littéraire quand même : si l’imagination de Dick est prodigieuse, la plume est souvent bâclée. Les belles citations sont rares et on se retrouve avec des descriptions qui ont incroyablement mal vieilli, tels que : « Witwer soutint innocemment son regard / Anderton accusa le coup mais, extérieurement parvint à rester impassible / Witwer hocha la tête, toujours avec la même candeur / Anderton s’efforça de se maîtriser […] »

C’est Roland-Garros, quoi. Tête à gauche : vous contemplez le jeu de jambes d’Anderton… Tête à droite : vous admirez le revers de raquette de Witwer, et ainsi de suite… Faut aimer le tennis.

Et aussi : « Les yeux bruns de la jeune femme flamboyèrent tant étaient vives sa surprise et son incrédulité / Anderton rivait droit devant lui un regard vengeur / Lisa posa sur lui un regard chargé d’amer reproche / Ses yeux avaient l’éclat et la dureté de l’acier. […] »

Je vous jure, hors contexte, on dirait un mauvais texte amateur.

Maiiis, l’histoire est bien. Même si fouillis et inutilement compliquée. Enfin, c’est à lire une fois pour voir « l’œuvre originale » quoi. Les codes littéraires en 1956 n’étaient pas les mêmes que de nos jours et de toute manière, Dick était réputé pour ne pas soigner ses phrases. Écriture rapide égale bien souvent écriture pauvre…  

Toujours en est-il qu’on lui doit quand même un peu de respect.

– Minority Report, le film de Steven Spielberg

« Au nom de la division Précrime du district fédéral de Colombia, je vous arrête pour le futur meurtre que vous alliez commettre aujourd’hui 22 avril à 8h 04 du matin. »

Minority Report de Steven Spielberg

Contrairement à ce que l’on pourrait supposer, ce n’est pas Spielberg qui a eu envie d’adapter cette nouvelle : c’est Tom Cruise. Ainsi, notre acteur cascadeur a réuni autour de lui toute une équipe d’intéressés afin de s’offrir le plaisir d’incarner à l’écran le fonctionnaire Anderton. En lui fournissant au passage une cure de rajeunissement. De quinqua, chauve et grassouillet, Anderton est devenu un quadra fringant et musclé, assez pour sauter dans le vide, se rattraper à un rétroviseur et s’en sortir par une double pirouette tout en adressant un clin d’œil à la caméra. (J’exagère à peine.)

Dans Minority Report, il y a de l’action. Du rythme, du suspens. Bref, on ne s’enquiquine pas.

Surtout, le film a choisi de conserver uniquement ce qu’il y avait de bon dans la nouvelle, c’est-à-dire Précrime et les précogs. Tout le reste est passé à la moulinette. Les personnages ont été entièrement réécrits, l’intrigue a été modifiée du tout au tout, en fait… il ne demeure plus grand-chose du texte d’origine, si ce n’est l’esprit.

Steven Spielberg a également creusé l’univers initial en allant plus loin : il a réuni autour de lui une équipe de scientifiques tous domaines confondus, et leur a demandé, au cours d’un brainstorming, leur vision de l’avenir en 2054.

Oui, ne blêmissez pas, c’est dans trente ans. À en croire ces scientifiques, dans trente ans, nous serons géolocalisés au point où les panneaux publicitaires s’adresseront directement à nous. (C’est déjà ce qui se passe en 2020, plus ou moins…) et les autoroutes ressembleront à des circuits grands huit, pouvant faire des virages à 90° vers le ciel. Ben oui, quoi, avec des voitures volantes. Il n’y aura plus de criminalité, les policiers utiliseront des « bâtons à vomir » à la place des flingues et la plupart des dépressifs huppés se drogueront.

Vu le nombre de placements de marques dans le film, je peux déjà vous dire que les grands groupes du Cac40 seront toujours présents et n’auront pas pris une ride…

On ne sait pas trop bien s’il s’agit d’une utopie ou d’une dystopie. Un peu des deux, tout en nuances…

« L’avenir est tellement plus intéressant que le passé, vous ne trouvez pas ? »

Minority Report de Steven Spielberg

Le scénario de Minority Report devait à l’origine être adapté pour coller à la suite de Total Recall. Puis l’idée fut abandonnée, réécrite (plusieurs fois) avant d’arriver à notre histoire telle qu’on la connaît.

Et puis, la mort de Stanley Kubrick, ami de Spielberg, s’étant produite alors que le tournage était en cours, de nombreux symboles sont venus enrichir encore le script. John Anderton est devenu un adepte de la drogue et de la musique classique, comme le protagoniste d’Orange mécanique. Quelques plans de Minority Report ont été calqués sur des plans de films de Kubrick… etc… etc…

Minority Report, c’est donc un mélange de Philip K. Dick, mais aussi de Kubrick, sur un air de John Williams, à la sauce Spielberg, avec un casting très motivé. Une sorte de super potion magique cinématographique.

Dans le film, Anderton est hanté par le décès de son fils et le départ de sa femme. Il noie son chagrin dans son boulot, prêt à tout pour arrêter les criminels. Mais manque de bol, les trois précogs vont l’accuser de préméditer un meurtre d’un inconnu.

Anderton va devoir s’enfuir et découvrir la vérité. Il s’agit d’un escape game futuriste pour échapper au système judiciaire qu’il a participé à créer. Et d’une interrogation continue sur le déterminisme et le libre arbitre, puisque plus il tente de changer l’avenir, plus il se rapproche de l’instant où il va (peut-être) commettre ce meurtre.

Une question intéressante est posée d’ailleurs sur le pouvoir quasi divin des précogs. Witwer, personnage secondaire campé par un merveilleux Colin Farrell (récupérant au pied levé le rôle qui aurait dû être celui de Matt Damon) le formalise à voix haute : ces précogs qui gisent dans « le Temple » et qui savent tout de l’avenir, sont-ils une manifestation terrestre d’une volonté supérieure ?

On pense bien sûr aux mythes grecs anciens et aux oracles de la Pythie, qui a par exemple amené Œdipe à sa perte, malgré tous ses efforts pour éconduire sa mère et envoyer son père en maison de retraite. La Pythie décidait-elle de l’avenir ou se contentait-elle de le décrire ?

Dans la religion grecque antique, les propos de la Pythie étaient incompréhensibles et devaient être traduits par des prêtres bien avisés. Et… la Pythie avait le droit de se tromper. Elle pouvait être discréditée si on s’apercevait qu’elle prenait partie contre ses fidèles… ces derniers ayant le droit d’obtenir un contre-avis. De la même manière, les précogs peuvent-ils être des créatures faillibles ?

Dans le monde de Minority Report, les prisons sont-elles remplies de criminels ou d’innocents ?

« Vous connaissez votre propre avenir, ce qui veut dire que vous pouvez le changer si vous le voulez. Vous avez encore le choix. »

Minority Report de Steven Spielberg

Les précogs justement sont très différents de ceux imaginés par Philip K. Dick.

De singes de laboratoire, idiots et détestés, ils sont devenus des victimes de la société moderne.

Les précogs seraient des enfants de drogués nés avec des malformations congénitales. La plupart d’entre eux sont morts. Ceux qui ont pu être sauvés (ils ne sont que trois) ont des dons de précognition. Ils voient les meurtres quelques jours avant que ceux-ci soient commis, ce qui les place dans une détresse émotionnelle et psychologique intolérable. Ils n’ont aucun retard mental ni difformité physique, ce sont des gamins extraordinaires, c’est tout. Portant les prénoms des grands écrivains du siècle : Agatha, Dashiell et Arthur.

Pour Agatha Christie, Dashiell Hammet et Arthur Conan Doyle.  

Compte tenu de leur « don », ils ont été enlevés et enfermés dans le « Temple » de Précrime. Mais là, nulle surexploitation indigne : les précogs sont bien traités. Ils ne sont pas attachés à des chaises : ils flottent dans ce qui ressemble à un jacuzzi. Un technicien reste en permanence auprès d’eux pour s’assurer de leurs bien-être, de leurs états d’âme… Il leur parle, leur brosse les dents…

On déculpabiliserait presque à l’idée de les utiliser.

Ce statut de victime représente une évolution considérable de ces monstres entre la nouvelle et le film.

La seconde n’est pas des moindres, non plus : les précogs laissent leur siège de personnage secondaire pour occuper le trône des protagonistes.

Agatha va accompagner Anderton dans sa fuite, l’aidant à survivre. Émergeant de l’eau et de la sédation dans lesquels on la maintenait, elle va retrouver toute son humanité et redevenir une enfant fragile et vulnérable. Altruiste en plus : elle va plusieurs fois sauver la vie d’Anderton, ainsi que la vie de plusieurs inconnus croisés sur sa route. On ignore pourquoi tant de générosité… Mais Minority Report n’est pas un film aussi noir que la nouvelle originelle. On y trouve beaucoup d’humour, de douceur, d’amour filial, d’amour tout court.  

Sans vous spoiler la fin du film, je vous donne quand même une indication capitale : les précogs seront des créatures libérées et réhabilitées. On va les sortir de leurs cuves pour leur offrir une vie normale, à la campagne, où les oiseaux chantent dans un cadre bucolique.

Steven Spielberg a donc cédé au terrible appel du happy end, plus accessible au grand public.

– Minority Report, quel avenir ?

Car ce n’est pas le genre d’univers qu’on laisse longtemps au placard…  

Le film a été adapté en jeu vidéo sur plusieurs consoles. Puis en 2015, a été transposé en série télévisée. (Manifestement, pas une réussite d’après les critiques.)

Il a aussi eu des influences incontestables sur notre réalité.

Diverses « prédictions » de Minority Report se sont concrétisées tels les voitures sans conducteur, les publicités personnalisées, les assistants domotiques que l’on active par commande vocale, la reconnaissance rétinienne, les écrans tactiles. 

Le concept de Précrime est à l’essai depuis une décennie sous le nom de PredPol. Pas avec des précogs, bien sûr, mais avec des algorithmes permettant à des ordinateurs de prophétiser où se dérouleront les futurs délits. L’idée n’est pas tant d’anticiper des intentions criminelles, mais d’évaluer les zones à risques et d’influer sur le comportement des policiers. Le logiciel est inspiré de celui utiliser pour prédire les séismes.

À en croire les bilans parus dans la presse, PredPol n’arrive cependant pas à faire diminuer la criminalité. L’intelligence artificielle n’apporte pas de valeur ajoutée sur ce point vis à vis de l’expérience acquise par les agents de terrain.

Et les précogs alors ? Ils ne sont pas les seuls monstres de la littérature à posséder des dons de précognition. Le fantasme est assez ordinaire et dès que nous parlons mutation, tôt ou tard apparaissent des gens pouvant deviner l’avenir. Il s’agit d’une super-capacité devenant bonne ou mauvaise, selon chez qui ça tombe. Souvent, on ne va pas se le cacher, ce sont les gentils héros sauveurs d’humanité qui emploient ce pouvoir, généralement doublé d’une crédibilité de Cassandre. Un super méchant omniscient serait si terrible et si invincible qu’il casserait direct l’intrigue en deux chapitres.

Dans les X Mens, la mutante Destinée perçoit l’avenir proche et lointain. (Vous allez me dire que ses parents avaient dû avoir un sacré feeling, le jour de sa naissance… Destinée est son pseudonyme. Son vrai nom est Irene Adler… Oui, comme dans Sherlock Holmes.)

Dans la série télévisée 4 400, une gosse est également douée de précognition.

Dans la série télévisée Heroes, l’un des personnages peut quant à lui dessiner l’avenir… ce qui est très pratique, à condition qu’il existe un avenir. Comme la série parle beaucoup de fin du monde, ses croquis tournent vite en rond.   

Philip K. Dick a aussi recyclé le concept des précogs dans sa nouvelle Ubik, écrite en 1966.  

Se pose enfin une ultime question.

Un auteur capable de décrire la vie d’un fonctionnaire du futur… Un réalisateur pouvant anticiper dans son film cinquante années d’évolutions technologiques… Les artistes ne sont-ils pas des précogs ? (Mais avec plus de cheveux ?)

Je vous laisse à cette méditation capillaire. J’ai prédit une livraison ravitaillement et l’avenir sonne déjà à ma porte.  

Sources : Allociné, Wikipédia, Wikiberal, un article du Monde et un article de Numerama

7 commentaires sur « Livre et Film : Minority Report »

  1. PK Dick ? ça se lit en prenant des additifs, il paraît que ça aide. 😉
    Ce Spielberg n’est pas si minoritaire me semble t il, saluons d’ailleurs ce qui revient à Scott Frank, scénariste de cette adaptation, qui en sortait d’ailleurs d’une autre : Out of sight du grand Elmore Leonard, pas tout à fait la même bière ceci dit. Aucun rapport ? Allez savoir ma pauv’ Cassandre… 😉

    Aimé par 1 personne

    1. Oui Scott Frank a signé là un super boulot ! J’ai bien aimé aussi Balade entre les tombes, dans ses récents. Et Out of sight, oui. 🙂
      Ce qu’il y a de bien, c’est qu’il nous sort un scénar tous les deux ans. Le dernier datant de 2018, on peut s’attendre à en voir un nouveau apparaître bientôt.

      Aimé par 1 personne

    1. C’est à lire pour découvrir l’univers, comme Lovecraft ou Asimov. Après… est-ce que c’est agréable à lire, pas toujours.
      Pour les jeux de regard, ils me donnent des tics nerveux. C’est plus fort que moi. =p Mais comme quoi on en trouve chez tous les auteurs, même les plus grands.

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