Film : Les Traducteurs de Régis Roinsard

D’après un scénario de Régis Roinsard, Romain Compingt et Daniel Presley

QUAND L’ART NOUS TRANSFORME EN MONSTRE

« Je n’arrête pas de le relire. Je dois comprendre comment tu as fait. »

Les Traducteurs de Régis Roinsard

On dit que l’art est un milieu difficile : c’est un euphémisme. On revient de la bibliothèque fringant et tout plein d’étoiles dans les yeux. (Un peu comme Belle, dans la scène d’ouverture, lumineuse et ingénue, rêvant au monde immense…) On n’imagine pas un seul instant que derrière ces livres, tenus mollement entre nos mains moites, se cache une potentielle arme de destruction massive.

Le livre. Le savoir. La connaissance. (Un gourdin, quand il s’agit d’un volume de Tolstoï.)

Mais surtout, un objet de convoitise, tant aux yeux de l’auteur — son créateur —, qu’aux lorgnons calculateurs de l’éditeur ou marchand d’art qui souhaite se l’approprier, ou qu’aux œillades enflammées des fans, qui le consomment avec tant de passion.

Quand il y a autant de frénésie autour d’un unique objet, la violence arrive toujours tôt ou tard. Les monstres aussi. C’est bien le cas du film du jour…

Celui-ci parlera spécialement à la communauté des écrivains, éditeurs et traducteurs. Si vous êtes les trois à la fois, jackpot, je vous réciterai une blague bonus dans les commentaires.

Les Traducteurs, de Régis Roinsard, est inspiré d’une histoire vraie, celle de la traduction du roman Inferno de Dan Brown. D’ailleurs Inferno — livre de Dan Brown… Dédalus — livre fictif du film… Il n’y a même pas un soupçon de mystère dans ce parallèle latin !  

Le pitch est ultrasimple, vous allez voir.

« Regardez à gauche, regardez à droite. Très bien, donnez-moi les sept erreurs, maintenant. »

« Vous avez fait bon voyage ? Vous ne pourrez garder aucune trace de votre passage ici. »

Les Traducteurs de Régis Roinsard

Le troisième tome d’une saga littéraire est enfin sur le point d’être révélé au public. L’univers retient son souffle, les étoiles frémissent de désir, les planètes sont muettes d’effroi. On va connaître LA FIN. Hourra ! L’éditeur chargé de commercialiser l’ouvrage décide, compte tenu de l’engouement (et de son découvert bancaire) de sortir ce dernier simultanément dans tous les pays du monde.

Mais le projet est ambitieux, surtout quand le manuscrit est écrit en langue française… et que bon, avouons-le, en dehors de la période des Jeux olympiques, tout le monde se fiche bien de l’Hexagone aux trois cents fromages. 

Pour rendre le rêve possible, notre protagoniste embauche neuf traducteurs sympathiques et sans le sou, puis les enferme dans un bunker pas trop moche, avec piscine et salle de bowling, quand même. Après un passage sous un portique de sécurité, confiscation des portables et quasi-fouille au corps, hop, au boulot ! On leur fournit le texte à déchiffrer par liasse de vingt pages.

Au début, tout se déroule comme prévu. C’est la fête, les gens s’amusent, des amitiés se tissent, c’est Noël, c’est beau, tout le monde chante ensemble. (Le « very bad trip » du traducteur reste assez calme…)

« I’m in love, sweet love… »

Et puis dès le 26 décembre, c’est le drame. L’éditeur reçoit le sms suivant :

« Les dix premières pages de Dédalus tome 3 ne t’appartiennent plus. Si tu ne verses pas la somme d’ici 24h, 100 pages supplémentaires apparaîtront demain sur la toile. »

Les Traducteurs de Régis Roinsard

Nous comprenons vite qu’un hacker se cache parmi les traducteurs. Commence alors une chasse aux sorcières pour savoir qui est le traître. Dark Vador peut aller se rhabiller, on a trouvé plus malfaisant : un éditeur en colère.

Et je ne vous raconte pas la fin.


Ce film a deux caractéristiques majeures.

En premier lieu, c’est un whodunit. (au début en tout cas.)

Je vois que vous me regardez de manière curieuse…

Le whodunit (contraction de l’anglais « Who has done it » — « Qui l’a fait » ?) est une forme de récit policier. Ses spécificités les plus communes sont :

  • Une enquête menée par un excentrique maniant le sixième degré,
  • Une énigme où le spectateur/lecteur possède exactement les mêmes indices et chances de résolution que l’enquêteur.
  • Le tout dans un milieu clos, d’où ni l’enquêteur, ni les témoins, ni le coupable ne peuvent sortir avant la résolution de l’énigme.

En gros, c’est un Cluedo.  

Dans le cas présent, nos malheureux traducteurs exploités sont enfermés à l’intérieur d’un coffre-fort ultra-sécurisé et surveillés par une bande de méchants gardes du corps russes. (Pourquoi, dans tant de films, les Russes ont-ils toujours le mauvais rôle ? Nom d’un chien !) Le hacker est parmi eux. L’éditeur-enquêteur, aussi. Objectif de la séance : découvrir le nom du traître avant qu’il soit révélé.

En second lieu, ce film se raconte par une chronologie assez chaloupée, entrecoupée de projections dans le futur et des flashbacks osés. Notre éditeur, incarné par Lambert Wilson, apparaît deux mois après l’issue des évènements à une table et intime au criminel l’ordre d’expliquer son mode opératoire. (« Mais tu vas parler, diantre ! Gnanana, comment as-tu fait ? »)

Tout ça, c’est très bien, mais malheureusement pour le réalisateur et toute son équipe, la mayonnaise ne prend pas. Pourquoi ?

Il n’y a qu’à voir les critiques presses autour de ce film :

  • Première : « Passé son point de départ amusant, Les Traducteurs souffre d’un scénario complètement invraisemblable, où l’on passe sans cesse d’un twist à un autre, où chaque scène semble vouloir surclasser la précédente sur l’échelle du grand n’importe quoi. »
  • Les Inrockuptibles : « Le film est un europudding où la mise en scène et les dialogues se disputent le prix de la bêtise. Un manifeste pour l’art dans une œuvre qui en est dépourvue, [en bref] un ratage complet. »
  • Écran large : «  »Les Traducteurs » démarre bien, et installe une ambiance et un jeu de masques amusant. Mais très vite, le film dérive, se prend les pieds dans ses partis pris narratifs, et devient presque sa propre parodie. »

Sur Allociné, les journalistes ayant donné la meilleure note à ce film — un 4/5 intrépide — appartiennent à la rédaction de Femme Actuelle. C’est dire… quand les revues spécialisées critiquent et quand les magazines plus populaires encensent, il y a de quoi s’inquiéter.

Ils ont tous raison, chacun à leur manière. Ce film se regarde très bien… Il est juste décevant. Voici pourquoi.

« Le hacker, il a trouvé les codes wifi, ce salaud ! Et il veut pas les partager ! »
  • Des genres pluriels :

Déjà, le réalisateur, Régis Roinsard, a souhaité imbriquer plusieurs genres narratifs différents. La première partie du film commence comme un whodunit, c’est indéniable. Mais ainsi qu’il l’explique lui-même, la suite s’apparente à un film d’arnaque, et se termine sur un film de vengeance.

MAIS trop de mélange des genres nuit à la cohérence du récit. Écrire ou tourner un OVNI est un parti pris risqué et beaucoup ont échoué à l’ouvrage. C’est le cas des Traducteurs : le film se cherche tout du long, sans aller à fond dans un genre ou dans un autre.

  • Des personnages sans personnalité :

Les personnages ne sont pas caractérisés. Hormis deux trois traducteurs qui ressortent dans le lot, ils se résument tous par des attributs génériques, tels que « le — ajoutez ici une nationalité —, c’est l’homo », « la — ajoutez ici une nationalité —, c’est la pouf », « lui, c’est le petit merdeux », « elle, c’est la chieuse rebelle ». C’est insupportable !

Certes, les whodunit ont souvent recours à des personnages simplistes. Mais les whodunits, c’est un genre destiné à évoluer. On ne peut pas utiliser les mêmes clichés éculés aujourd’hui en 2020 qu’hier en 1920.

Heureusement, quelques persos s’affranchissent de cette loi de la caractérisation par signe distinctif…

On trouve une traductrice fan de, qui a décidé de se transformer en l’un des protagonistes du livre. On rencontre aussi un quidam fan de, qui s’est fait passer pour un traducteur pour connaître la fin du bouquin avant les autres. (Les deux se marièrent et eurent beaucoup d’enfants.)

On y trouve également le traducteur qui rêve d’être auteur, et qui ne supporte plus d’être dans l’ombre. Lui il est sympa et un peu plus creusé, parce qu’il a un message à transmettre. Un plaidoyer pour l’écriture passionnée, ça marche toujours.  

Voilà. Hormis ça, tout le reste se compose de persos secondaires. Tellement secondaires que je n’ai jamais réussi à retenir le moindre nom. À une exception : M. Goodman, « l’homme bon », qui est un gentil coolos. (sans blague).

En tant que spectateur, j’aurais souhaité en savoir plus sur nos différents gus, leurs backgrounds, leurs motivations… Quitter un peu le point de vue omniscient, quoi.

  • Des promesses non tenues :

Justement, puisqu’on en parle ! À un moment donné, dans un dialogue, deux personnages causent de ce point de vue narratif omniscient. Ils expliquent que l’auteur de Dédalus a désiré faire croire qu’il s’agissait d’une focalisation zéro, mais qu’en réalité, il y avait une supercherie… et qu’à la fin, on découvrirait que tout le récit était du point de vue interne à un de nos personnages.

Évidemment, le spectateur, dans la salle de cinéma, n’est pas sourd ! On suppose : « Ah tiens, est-ce que ça veut dire que le film aussi est une imposture et qu’à la fin on va comprendre que… » Ben non.

Le film est d’un point de vue tristement omniscient.

Je vous spoile pour vous éviter une déception égale à la mienne.

  • Des pièges pour perdre le spectateur :

D’autres chausse-trappes existent. Le roman Dédalus porte bien son nom. C’est un labyrinthe, avec parfois des couloirs qui ne mènent nulle part. Ainsi va le film. On va s’intéresser à un personnage, se dire « oh, c’est peut-être lui le coupable »… et moins de trente secondes après, on va apprendre que non, ça ne peut pas être lui. (Voir le personnage vous annoncera lui-même, les yeux dans les yeux de la caméra : « non ce n’est pas moi ! » Un peu déstabilisant comme affirmation quand tout le monde peut mentir !)

Dans certains films, le procédé fonctionne bien. Là, ça ne marche pas, parce que le réalisateur l’utilise plusieurs fois de suite. La lassitude s’installe vite.

Il y a également des questions sans réponse. Pourquoi la — insérez ici une nationalité — affirme que le code de la mallette est 069, et pourquoi le — insérez ici une nationalité — affirme quant à lui que le bon code est 777 ?

Pour le coup, on obtient l’explication, genre, 10 minutes avant le générique final. Mais le problème, c’est qu’en fait, cette réponse ne présente aucun intérêt pour l’histoire. On se dit « ah… OK. » Et hop, on passe à autre chose. Encore une fois, c’est un faux mystère. Le sujet n’est à aucun moment réabordé.

Les faux mystères, ça craint.

  • Un scénario confus :

Vous savez, les twists, ce sont littéralement des torsions. Un twist, c’est cool, parce que ça nous change de direction. Hop, on tourne les hanches et nos pieds empruntent une nouvelle route.

Mais cinq ou six twists dans un même film, et on se retrouve à faire du surplace dans une danse pour essuie-glace.

Dans le cas des Traducteurs, les rebondissements s’enchaînent ce qui est bien, mais il y en a trop et ils sont trop violents pour qu’on puisse les aborder sereinement et surtout y croire. À force de s’étonner tous les quarts d’heure. Ben, on décroche. On tombe dans le grotesque.

Ajoutez à ça des dialogues légèrement creux, gonflés par une verve d’acteur de théâtre… Et oui, on arrive au genre quasi parodique. C’est dommage, parce que chaque acteur tente vraiment de faire de son mieux. L’aspect théâtral ne poserait aucun problème si le scénario au départ était crédible.

Et puis bon, quitte à citer des extraits de Dédalus, ils auraient pu se prendre un peu plus la tête pour écrire de jolies répliques. Là, l’auteur de Dédalus ne casse pas trois briques… Ça ne donne même pas envie de lire le bouquin pour lequel tout le monde se bat.  

  • Un thriller platonique :

« Thriller », ça signifie « frémir », quand même ! On était donc censé éprouver quelque chose : frissonner, angoisser, s’attendrir… Là, on s’en fout. On n’est pas attaché aux personnages.  

Un mort dans la piscine ? C’est le docteur Olive avec le chandelier.

Un pendu dans la bibliothèque ? Le colonel Moutarde avec la clef anglaise.

Ni plus ni moins.

On ne va pas compatir avec l’éditeur qui reçoit les menaces du hacker, parce que le personnage conduit par Lambert Wilson est tellement antipathique, on ne peut qu’espérer qu’il se fasse planter.

De surcroît, le film comporte aussi un discours pro streaming universel, et pour la libre disposition des œuvres culturelles. Autant dire qu’on adopte vite le syndrome de Robin des Bois.

  • Une réalisation sans surprise :

Celle-ci reste sans innovation : c’est un film tout ce qui a de plus classique.

La bande-son ? Absente, alors pourtant que la musique est ce qu’il y a de plus important pour créer une ambiance angoissante. 

Les décors ? Très sommaires. Le lieu du huis clos manque de charme.

Les acteurs ? Hormis Lambert Wilson et Alew Lawther, les autres paraissent complètement effacés. La faute à des personnages sans profondeur… et à ce fichu scénario.

Bref…

J’ai bien aimé ce film. (Si. Mais si ! Rooh, vous ne me croyez pas ?)

Mais je suis extrêmement déçu parce que le film aurait pu être bien meilleur. J’espère qu’il y aura un jour un remake qui rendra gloire au pitch de base. Il y a toujours moyen de se rattraper.

Côté monstre, maintenant.

Je pourrais parler du huis clos et de la claustrophobie, par exemple, mais ce n’est pas ce qui m’intéresse ici. D’autres films sont plus attrayants sur le sujet, comme Buried.

Je pourrais encore causer du whodunit, de la peur de vivre à proximité d’un coupable, de savoir même parfois que ce coupable est un être proche, que l’on fréquente sans pour autant réussir à l’identifier. Mais non. Si vous voulez voir des films de ce genre, tournez-vous vers à couteaux tirés, 8 femmes ou Le Crime de l’Orient-Express, titre d’Agatha Christie qui est d’ailleurs cité à maintes reprises dans ce film.

Aujourd’hui je vais plutôt parler des monstres qui se nourrissent du domaine artistique, parce que ceux-là sont peu connus et pourtant intéressants.

Il faut bien comprendre qu’il existe une connexion particulière entre tout artiste et son œuvre. Ce qui est produit provient de soi, de ses tripes. N’avez-vous jamais entendu de ceux qui font un pacte le diable et scribouillent avec leur propre sang ? Des musiciens qui se damneraient pour une partition prodigieuse ? (Un petit côté Fantôme de l’opéra, pourquoi pas) Des danseurs prêts à tout pour éconduire leur rival et obtenir un rôle ? (Black Swan par exemple)

L’art peut rendre fou.

On le sait, les écrivains sont des êtres plutôt torturés avides de succès. (Jack Torrance de Shining, ça passe) Les éditeurs et marchands d’art sortent l’artillerie lourde pour acquérir « la pépite »… (Le mystère Henri Pick, pour appréhender le storytelling)

L’objet créé peut prendre une importance telle, qu’il en devient vivant. C’est le cas du Galatée de Pygmalion. Mais aussi Pinocchio ! Certaines créations artistiques sont destinées à explorer les frontières entre objet inerte et humanité : Frankenstein, Edward aux mains d’argents

Dans la littérature fantasy, vous avez souvent les livres (et œuvres d’art) présentés sous forme d’êtres vivants. (Le livre-monstre et les tableaux d’Harry Potter…)

Les créations artistiques ne sont pas de simples objets. Ils possèdent au sens propre ou au sens figuré une âme. (L’histoire sans fin)

Il reste une troisième donnée : les fans. Ceux qui seraient prêts à n’importe quoi pour toucher, sentir, avoir l’impression d’intégrer l’œuvre. Ceux-là peuvent être franchement dangereux, lorsque la passion se transforme en érotomanie (Bodyguard), donne lieu à un comportement hystérique (Misery) ou encore à un harcèlement de l’auteur pour parvenir à modifier la fin de l’histoire. (Saga, roman de Benacquista)

N’oublions pas que Conan Doyle a été contraint de ressusciter Sherlock Holmes sous la pression de ses fans !

Connaissez-vous le Syndrome de Stendhal ? C’est très sérieux : il s’agit d’une pathologie ressentie lorsqu’on est exposé à une surcharge d’œuvre d’art. Les symptômes : palpitations, vertiges, suffocations, hallucinations… Cette maladie curieuse a inspiré plusieurs livres et films.

Quand les créateurs sont sains d’esprit, que les fans sont raisonnés, il existe encore une autre façon de faire naître le monstre. Parlons un peu d’usurpation d’identité, de plagiat et de contrefaçon. Voler la paternité d’une œuvre est la meilleure manière de provoquer des réactions violentes et de transformer d’innocents artistes en criminels sanguinaires.

« Alors, c’est qui, le fan d’Anita Baker ? »

Dans Vue imprenable sur un jardin secret de Stephen King, adapté par Koepp sous le titre de Fenêtre Secrète, vous pouvez entendre le récit terrible d’un écrivain qui reçoit à sa porte un homme prétendant avoir été volé par celui-ci. Oui, « Vous avez volé mon histoire ! » répété vingt fois devient vite une accusation angoissante quand le type vous suit partout, tue votre chien, et menace de s’occuper de votre ex-femme. 

Dans Héroïne, deux filles vont décider de se partager la scène : l’une sera face sur la scène en play-back, et l’autre en coulisse, et chantera de sa jolie voix. Le public ne retiendra qu’un seul nom sur les deux, jusqu’à rendre folle de jalousie la seconde.

Cette même histoire est à la base d’un vieux film… Singin in the rain avec Gene Kelly. Autre époque, mais ressort scénaristique similaire : nous parlons toujours de la souffrance de l’artiste qui sert de doublure à la vedette populaire. Vivre dans l’ombre demeure une épreuve, en ce compris dans le milieu du cinéma.

Est sorti en 2019 Yesterday, de Danny Boyle. Film intéressant dans lequel un musicien découvre qu’il est le dernier sur terre à se souvenir des partitions des Beatles. Il décide de se les approprier, jusqu’à ce qu’apparaisse dans les cadeaux de ses fans, un mystérieux sous-marin jaune.

(L’histoire est encore plus drôle quand on sait que ce film sur le plagiat a été plus ou moins accusé d’avoir plagié le scénario d’une bande dessinée sans en avoir acheté les droits. Il n’y a pas eu de dépôt de plainte, mais la légende perdure…) 

Dans Ghost Writer, c’est un peu plus spécial. (et c’est un huis clos. Avec Ewan McGregor, youhou !) Ce film relate l’histoire d’un prête-plume qui va s’enfermer sur une île pour écrire la biographie d’un politicien. Son prédécesseur à son poste est mort tragiquement noyé. Va-t-il en arriver de même pour lui ? Quelqu’un semble bien décidé à s’emparer du précieux manuscrit. Ce dernier porte-t-il malheur ?

Enfin pour finir, je ne peux pas parler d’usurpation d’identité, sans aborder le vol pur et simple d’identité. Sans identité est un thriller racontant les péripéties d’un homme se réveillant à l’hôpital. A sa sortie et à la recherche de sa femme, il se rend compte qu’un autre a pris sa place et se fait passer pour lui.

Dans Les Traducteurs, il est question de la souffrance de l’auteur qui devient fou à perdre le contrôle de son œuvre. De la souffrance du fan qui devient fou à force de vouloir rendre l’œuvre parfaite. Du marchand d’art, qui devient fou pour protéger son patrimoine.

Au final, tout le monde devient fou. C’est pour ça qu’il y a des morts, vous me direz.

(Les morts, eux, vont bien.)

Si vous souhaitez comprendre à quel point l’art peut être dangereux, regardez ce film.

Promis, ce n’est pas une œuvre d’art (wink !), il ne vous fera pas de mal !

Sources : Allociné, Wikipédia

5 commentaires sur « Film : Les Traducteurs de Régis Roinsard »

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