Film : Le Jour d’après de Roland Emmerich

D’après un scénario de Roland Emmerich et Jeffrey Nachmanoff, d’après le livre The Coming Global Superstorm de Art Bell et Whitley Strieber

LE FROID : UN MONSTRE QUI VOUS GLACE LE SANG

Sortez les cache-nez, les manteaux à caniches et les couvre-théières, il va y avoir comme un soudain coup de froid.

Est rediffusé à la télé un nanar film-catastrophe : le Jour d’après de Roland Emmerich.

Pourquoi le jour d’après et pas le jour d’avant, d’abord ? Après tout, ce film ne nous propose rien de moins qu’un retour vers le passé, à l’époque de l’ère glaciaire.

Je vais tout vous expliquer.

« Pendant des années nous avons pensé que nous pourrions sans vergogne tenter de continuer à exploiter notre planète et ses ressources naturelles sans en subir les conséquences. Nous avions tort. J’avais tort. »

Le Jour d’après de Roland Emmerich

Théorie : le courant de l’atlantique nord, qui s’étend de la Floride au Groenland est primordial à notre existence confortable. Son doux nom : le Gulf Stream. On raconte qu’il tempère une bonne partie de l’hémisphère nord. On dit aussi qu’il transmet sa chaleur aux vents d’ouest et qu’il nous protège en hiver du grand froid. En gros, c’est notre copain.   

Ce courant fonctionne grâce à la salinisation de l’océan et la rencontre entre l’eau douce et l’eau salée. Les eaux de l’Atlantique sont plus salées, les eaux océaniques plus douces. C’est une histoire de densité assez compliquée à résumer et qui sépare au final l’eau chaude de l’eau froide… bref… tout ça marche admirablement bien depuis 4,1 millions d’années.

Seulement, la fonte de la calotte glaciaire et des icebergs accélérée par l’activité industrielle vient tout bouleverser. Ces derniers constitués d’eau douce s’effritent beaucoup plus vite que prévu et viennent chambouler les quotas d’ingrédients dans le grand cocktail océanique. À cause de cela le Gulf Stream disparaît. Le climat se dérègle. Tout s’accélère.

Mauvaise nouvelle, la prochaine période de glaciation qui devait arriver dans quelques siècles a décidé de se pointer demain.

Le film choisit de se consacrer aux conséquences de cette catastrophe climatique et non à son évitement. D’un point de vue scientifique, il est déjà trop tard pour empêcher le drame, on ne peut que tenter de survivre dans un monde transformé.

(Vous voulez du popcorn ?)

Évidemment, on ne peut pas passer deux heures à causer juste de la fin du monde. L’histoire se focalise donc sur la famille d’un paléoclimatologue. Oui, cette profession existe. Non, elle n’est pas très populaire. Mais en cas de dérèglement climatique extrême, on est bien content d’avoir un spécialiste sous la main. Monsieur le héros (Dennis Claig) peut prédire l’avenir et sait à quel point tout est affreusement catastrophique. Malheureusement pour lui, il a :

  • d’un côté son épouse qui est coincée dans un hôpital,
  • et de l’autre, son marmot adolescent, coincé à Manhattan, au-delà de la ligne nord où « tout est déjà trop tard pour évacuer ».

Enjeu dramatique… S’il se loupe, sa famille meurt.

« Et si un jour, un évènement changeait le monde entier ? »

Le Jour d’après de Roland Emmerich

Coup de bol, Monsieur le paléoclimatologue est un passionné des randonnées sur la glace. Il décide de tout plaquer pour aller rejoindre son fils dans la zone « où il est déjà trop tard », pour le ramener quand même et lui sauver la vie.

Pendant ce temps-là, le fiston (le tout jeune à l’époque Jack Gyllenhaal) qui a les hormones en fleur va draguer sa copine tout en faisant cramer des livres dans une bibliothèque pour se tenir chaud. (Et manger des cacahuètes chocolatées.)  Tout ça avec les bons conseils d’un camarade de bahut (le lunetteux, vous savez, premier de la classe, président du club d’échec, de maths et de science), d’un rival (le grand un peu bête, mais avec une coupe de cheveux top mode et un père super riche) et d’un SDF et son chien.

Et je ne vous raconte pas la fin.

« Je n’y crois pas, ils vont encore sortir un Star Wars… »

Ça, c’est pour le pitch de base. Techniquement, à l’écran, vous verrez de gros grêlons, de la pluie, un tsunami, des mégatornades, des avions et des hélicos qui se crashent, des oiseaux qui volent, puis de la neige, beaucoup de neige, tout qui gèle sur place, et enfin une attaque de loups. (oui, oui, ils ont osé. Tout le monde crève dehors, sauf les loups. Et les ados qui ont isolé leur corps avec des pages de Nietzsche sous leurs habits)

Les images de synthèse, même vieilles de 2004, sont saisissantes. Le drapeau américain gelé, la varappe sur la banquise, le brise-glace qui accoste dans le centre-ville, des immeubles détruits de toutes les manières possibles…

Le film qui a été tourné en studio a nécessité des moyens techniques considérables. Pour les paysages urbains, ces derniers ont été scannés puis retravaillés. Pour les scènes de tempête, de la neige artificielle était projetée sur les acteurs à 150km/h. Pour les grêlons enfin, des centaines ont été taillés par l’équipe technique à partir de pains de glace. Et pour l’inondation, un bassin géant a été construit.

Pour le scénario et la représentation sociétale, on y retrouve des classiques :

  • L’ado timide qui drague la fille mignonne qui se laisse draguer par le fils de riche avant de réaliser que ce qui compte vraiment, c’est l’amour…
  • La fille mignonne qui va sauver une personne issue d’une minorité ethnique au péril de sa vie alors que tout le monde s’apprêtait à la laisser crever
  • Le premier de la classe, bon copain tenant la chandelle,
  • Le vieux qui se sacrifie pour le jeune (« Nooon, je suis trop lourd, je coupe la cooorde ! »)
  • La mère gentille qui préfère assister dans ses derniers instants un enfant atteint du cancer plutôt que de s’enfuir. (« Je vais mourir, mais j’ai une folle envie de te lire Peter Pan. »)  
  • Le père absent mais qui a une crise de conscience et qui va tout abandonner pour retrouver son gosse,
  • Le SDF et son chien, qui va survivre justement parce qu’il accorde plus d’intérêt à son chien qu’aux considérations matérielles,
  • Des tas d’adultes raisonnables qui vont crever pour ne pas avoir cru l’ado timide et son pote premier de la classe,
  • Des gens pressés qui vont mourir pour avoir donné un pot de vin à un chauffeur de bus qui ne voulait pourtant pas conduire son bus. (Et paf, la grosse vague, bandes de corrompus !)
  • Des gens qui se saoulent avant la fin et portent un toast aux survivants. (Respect pour le fairplay !)
  • Un combat idéologique entre le président (fictif) des USA et le vice-président (fictif) des USA.
  • Les USA qui résistent encore et toujours, alors que le restant de la planète est complètement foutu.

Comme quoi, il est encore possible aujourd’hui d’écrire un film avec que des clichés. Incroyable, mais vrai !

« Bon, alors, en prenant notre élan, on pourrait rejoindre la Floride. »

On peut dire que le réa et les scénaristes se sont quand même amusés : le dérèglement climatique a entraîné une évacuation de masse des Américains vers le sud. On voit donc à un moment des milliers d’Américains franchir le fleuve qui les sépare du Mexique pour émigrer chez leurs voisins. Inversion de la réalité pour mieux la critiquer plutôt sympa.

Parler de réfugiés climatiques, c’est sans doute le seul point un peu engagé de ce scénario, ça et causer deux minutes du réchauffement. (Mais pas trop fort, hein… Souvenez-vous, l’accord de Paris sur le climat… aux USA, on n’aime pas.)

Si ce film fait partie du registre des sciences-fictions climatiques — autrement nommées Cli-Fi — le scénario peine de long en large à être crédible. Je casse le mythe : l’atmosphère joue un rôle au moins aussi important que le Gulf Stream pour tempérer la planète, ce qui rend impossible un tel dérèglement avec juste la disparition du courant. Et évidemment, tout changement de la face du monde mettrait bien plus que 48 heures…

Le Jour d’après n’est donc pas demain. Ouf, nous sommes rassurés.

« Qui pose toujours les bocaux de confiture sur les rayons du haut ? »

« Si les gens vont dehors, la tempête les tuera. Leur meilleure chance de s’en sortir, c’est de rester à l’abri. Et prier. »

Le Jour d’après de Roland Emmerich

Côté monstre maintenant, parce que c’est quand même un peu ce qui sauve ce film.

L’affreux méchant principal totalement monstrueux, c’est le froid. Celui qui fait bleuir les doigts. Celui qui vous noie dans la neige, celui qui vous transforme en statue de glace.

Le froid, on le sait tous, peut nous tuer en quelques secondes. Chaque année, nous entendons l’histoire tragique de gens morts de froid. Les destinations exotiques nous semblent parfois dangereuses à cause du froid. Il est une menace d’autant plus puissante qu’il revient chaque année.

Nous avons tous eu froid un jour. C’est une sensation qui nous parle parce que nous l’éprouvons réellement, chaque hiver. (Et ce même lorsqu’il fait concrètement « pas froid ».) Le froid est un terrible monstre psychologique associé à des images négatives et au final, à la mort.

Après tout, de la viande froide, c’est de la viande morte.

Combien de fois nous a-t-on dit « couvre-toi, ou tu vas attraper la mort ? »

Brr… Simplement à en parler deux minutes, et je vais repasser un gilet. Plus un plaid sur mes genoux.

J’en ai la chair de poule. Ah oui, hein, le froid et les frissons sont aussi associés à la peur.

Conséquences collatérales sur les personnes non humaines : le froid va fragiliser les immeubles, geler le fuel directement dans les réservoirs, endommager les machines, faire exploser les canalisations. Le froid coupe toute possibilité d’être secouru, parce qu’évidemment… personne ne va venir vous chercher. Le froid engendre l’isolement et sa petite sœur, la claustrophobie.  

Enfin, le froid ramène son lot de créatures. Le monstre nourrit le monstre, comme on dit. On en a un premier, immense et impalpable, et à l’intérieur de celui-ci, par un système de poupée russe, des monstres plus petits. Des sbires. Dans Le Jour d’après, ce sont des loups qui vont réussir à s’enfuir du zoo pour retrouver leur instinct primaire de prédateurs.

Mais dans les différentes mythologies, nombreuses sont les créatures nées et chassant dans le froid.

Citons par exemple :

Mahaha, monstre de la mythologie inuite. On l’appelle également le démon de l’arctique, et de manière plus originale le… « monstre des chatouilles ». (Ne rigolez pas, il a de très grosses griffes.)

Qiqirn, monstre de la mythologie inuite. Un grand chien chauve (mais poilu au bout des pattes et de sa queue) qui aurait un tempérament nerveux et hostile. Il nuirait fortement à ceux l’approchant… mais heureusement, il est possible de le faire fuir en criant son nom.

Pal Rai Yuk, toujours issu de la mythologie inuite. Cette fois, c’est un serpent de mer vivant au nord de l’Alaska. Il aurait vaguement tendance à manger les gens, comme la plupart des monstres.

– Les Kogukhpak, de la mythologie yup’ik. Des bestioles à corps de grenouille qui se cacheraient dans des carcasses de mammouths. Ce sont des vampires nordiques.

– Les Kallikantzaroi, venus de l’Europe de l’Est, ils sortent en période de Noël et saccagent sur leur passage les constructions humaines. Ce n’est pas l’humanité, leur proie, mais l’arbre de vie. Les morts sur leurs talons, ce sont des dégâts collatéraux.  

– Les Giwakwas, de la mythologie amérindienne, sont des géants des glaces cannibales. Ils s’apparentent au très célèbre wendigo que l’on nomme de vingt mille façons différentes selon les tribus. Chaque fois qu’un wendigo mange quelqu’un, il grossit sans être rassasié. Ils sont constamment gavés et en état de famine.

– Les yukionna, monstres japonais de la neige, prennent le corps d’une femme vêtue d’un kimono blanc ceinturé dans le mauvais sens. Il paraît qu’ils ne sont pas non plus très gentils.

– Enfin, comment ne pas parler du yéti ? Aussi désigné Bigfoot, ou encore l’abominable homme des neiges… Tout le monde le connaît : gros, poilu et associable. Il a même inspiré à la télévision une certaine publicité. On le nomme Georges et il aime tout ce qui est frais.

Dans la littérature et au cinéma, je pense immédiatement aux Royaumes du Nord et aux gigantesques ours blancs guerriers. Cette série de romans pour adolescents évoque la transition de l’enfance à l’âge adulte, qui se matérialise par la mutation définitive de leurs daemons, sortes d’âmes à forme animale. 

Toujours au rayon enfant, et si je vous disais « libérée, délivrée » ? La Reine des Neiges (qui est un conte à l’origine pas franchement joyeux) est un grand classique comprenant palais de glace, pouvoirs magiques pouvant figer à peu près tout le monde et même d’immenses golems blancs qui vous balancent des boules de neige méchantes. Le chasseur et la Reine des glaces est l’équivalent fantasy pour adulte. Un poil plus violent.

Et toujours pour nos bambins, Le monde de Narnia : Le lion, la sorcière blanche et l’armoire magique, aborde le sujet d’une vilaine sorcière pouvant réfrigérer les gentils et plonger le monde dans un triste hiver éternel.

Le froid est encore un monstre que l’on peut présenter aux enfants, car s’il est mordant, il n’a pas de trop grosses dents. On ne comprend pas nécessairement dès le prime abord tout ce qu’il implique. Il peut même paraître joli. (C’est beau la neige !)

Rayon adulte, j’ai encore un bon exemple récent bien bourrin.

« Winter is coming ! »

Game of thrones, livres et série TV fonde une de ses intrigues sur l’arrivée du froid et des créatures peu sympathiques qui l’habitent, les marcheurs blancs.  

Comment aussi ne pas évoquer Batman et Robin de Schumacher et son Mister Freeze ? Un super méchant dont le corps ne peut vivre qu’à très basse température et qui décide, en conséquence, de plonger tout le monde en hiver. Encore une personnalisation du froid.  

Et dans Titanic, le froid est personnalisé par un très vilain iceberg. Spoiler : le héros meurt de froid à la fin.

Au cinéma, mon chouchou est Wind River, un thriller palpitant se déroulant dans une réserve amérindienne où le froid est l’assassin. (aidé par quelques humains malintentionnés, évidemment)  

Chez les westerns, vous avez Le Grand silence et tout récemment Les Huit salopards de Tarantino. Le froid, dans ce petit dernier, est celui qui enferme ensemble huit individus dangereux qui n’étaient pas destinées à se rencontrer et un magot. La veillée au refuge va être terrible ! Sur le même principe de confinement fonctionne Shining : un hôtel coupé de tout par un hiver rigoureux. Ou encore, Snowpiercer, le transperceneige. Un train, ultime refuge de l’humanité dans un monde complètement gelé. (existe aussi en bande dessinée)

Eh oui, encore une fois, le froid isole.

(et parfois, il rapproche)

Pour quelques autres nanars sur ce thème, vous avez 30 jours de nuit (qui aurait pu être renommé 30 jours de froid), Vertical limit pour les passionnés de l’Everest et d’ailleurs Everest, le film. The Thing pour ceux qui apprécient l’épouvante. Les Survivants et le Territoire des loups pour ceux qui aiment les catastrophes aériennes en haute montagne.

Enfin, si c’est le côté climatique fiction qui vous intéresse, je peux vous renvoyer au dernier film d’animation de Makoto Shinkai, les Enfants du Temps.

Voyez également Les Bêtes du Sud Sauvage, qui est pour l’anecdote est un des films chouchous de Monsieur Barack Obama.

Et en science-fiction, le plus sympathique reste Interstellar de Christopher Nolan. Cette fois, l’humanité va être contrainte de chercher une nouvelle planète pour remplacer celle qui s’épuise. Mission risquée et chronométrée, vu la durée des voyages spatiaux.

Tout est toujours une histoire de temps, que l’on parle de météo déréglée ou de compte à rebours avant la fin de l’humanité.

En attendant, je m’en vais me faire un chocolat bien chaud, histoire de survivre jusqu’à l’été.

Sources : Allociné, Wikipédia, Interstices

13 commentaires sur « Film : Le Jour d’après de Roland Emmerich »

  1. Super article ! 🙂
    La première partie m’a bien faite marrer, surtout ton défilé de clichés sur ce film (« oui, oui, ils ont osé. Tout le monde crève dehors, sauf les loups. Et les ados qui ont isolé leur corps avec des pages de Nietzsche sous leurs habits » ^^)
    Et la 2ème partie est très intéressante. J’ai bien aimé tous ces petits monstres que tu décris, très chouette !
    Par contre, je te dis pas merci pour la chanson qui squatte dans ma tête (Libérééééee, délivréeeee) ! ^^

    Aimé par 1 personne

    1. Buahaha pour la chanson. ^^ Et je pourrais relancer avec « un bonhomme de neige en été », ça reste de saison.
      Sans ça, pour les clichés, je ne pensais pas qu’il y en aurait autant. On ne les remarque pas au visionnage, seulement après quand on s’amuse à tout désosser.

      J’aime

  2. Encore une belle prouesse d’écriture qui nous emmène de the day after à Interstellar! Un tel grand écart pourrait frôler la catastrophe mais il n’en est rien : le révérend Emmerich veille à ce que la morale soit sauve. J’ai bien aimé ce catalogue de personnage, récurrent chez le cinéaste, en particulier dans ses films catastrophes. Ce réalisateur a l’art de mettre en scène des situations absolument improbables dans des contextes pourtant réels. Qu’il s’agisse d’un fait historique (Midway récemment, mais aussi the Patriot), d’une attaque surnaturelle (Godzilla, ID4) ou d’une extinction naturelle (le jour d’après ou 2012), il parvient à porter le vraisemblable au point de rupture avec une forme de candeur jubilatoire et récurrente qui m’interpelle. Comme si Ed Wood avait eu crédits illimités pour faire son film. Fascinant.
    Juste un détail : the Thing parmi les nanars, je préfère avoir mal lu. 😉

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    1. Ok, je note pour The Thing. Je vais en faire un article et on pourra en débattre. 🙂
      Pour Emmerich, c’est vrai qu’on retrouve de films en films les mêmes personnages-clefs (ça doit l’obséder, la famille modèle américaine) Par contre, je le trouve vraiment meilleur et plus convaincant dans ses films « de guerre », comme ID4 ou Midway que dans ses films catastrophes comme 2012 ou le jour d’après. Voir un gamin qui démolit sa construction de légo à coup de tatanes, ça me lasse vite. 🙂

      Aimé par 1 personne

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